La résistance des bactéries

Nous savons maintenant comment et pourquoi le savon lave les bactéries.

Nous cherchons dès lors à comprendre pourquoi les bactéries ne meurent-elles pas après un lavage au savon, et à expliquer le fait qu’elles peuvent se repositionner sur une surface lavée à l’eau savonneuse.

Nous formulons comme hypothèse :

« La bactérie a une structure particulière et spécifique qui explique se résistance. »

Pour vérifier notre hypothèse nous allons étudier encore une fois la structure d’une bactérie et nous essayerons ainsi de voir ce qui permet à la bactérie de ne pas succomber à l’action du savon du lavage des mains.

Structure précise d’une bactérie :

 

a)       Les bactéries capsulées :

 

 

Le nombreuses bactéries élaborent des substances organiques visqueuses qui entourent leur paroi d’une couche plus ou moins compacte : c’est la capsule.

Il faut savoir que toutes les bactéries ne produisent pas de capsule.  L’élaboration de celle-ci est influencée par certaines conditions du milieu. En effet, les glucides jouent un rôle important dans la présence ou non de la capsule. Elle intervient dans la défense des bactéries, contre la dessiccation (action de dessécher), mais aussi contre les parasites. La capsule  empêche les bactéries d’être phagocytées dans l’organisme (phagocytose = procédé par lequel les microbes sont détruits par certains globules blancs ou phagocytes).par ailleurs, elle le support de nombreux antigènes.

Ainsi, les pneumocoques capsulés se révèlent pathogènes, alors que les pneumocoques non capsulés ne le sont pas.

 

b)       Les spores ou endospores : 

    Les spores ou endospores sont de petites unités sphériques se formant à l’intérieur de la cellule bactérienne. Ces structures à paroi épaisse et extraordinairement résistantes aux températures extrêmes, à la  déshydratation, à différentes substances chimiques, aux radiations et à différents antibiotiques et antiseptiques, enferment du matériel génétique ainsi qu’un peu de cytoplasme.   

L’endospore permet à la bactérie de survivre à ces conditions durant des centaines d’années dans un état de vie ralentie. L’endospore représente donc une forme de résistance de la bactérie.

La spore  contient des acides nucléiques et des protéines et son cytoplasme est déshydraté. Elle est entourée d’une paroi spirale, d’un cortex, d’une double tunique constituée de protéines fibreuses. Les tuniques rendent la spore imperméable et sont responsables de la résistance aux agents chimiques.

 

c)       Le gène de résistance :

C’st une portion d’ADN codant une substance permettant la survie d’un organisme à une attaque biotique ou abiotique (caractéristique d’un milieu où la vie est possible et impossible), dans un milieu comportant une molécule toxique, un système de défense face à u pathogène ou un prédateur.

Il existe de grandes catégories de gènes : les gènes de résistance au sens propre et les gènes conférant une résistance dans une condition donnée.

De manière générale, les gènes de résistances bactériens sont codés par une portion d’ADN extra génomique : le plasmide. Un plasmide désigne une molécule d’ADN surnuméraire (=abondante) distincte de l’ADN chromosomique.

Ce plasmide peut être transmis d’une bactérie à l’autre par le phénomène de Conjugaison bactérienne. Dans ce type d’échange, il existe une bactérie donneuse et une bactérie réceptrice. Ces plasmides peuvent conférer certains avantages aux bactéries, comme la résistance à des antibiotiques ou des facteurs e virulence.

 

Différence entre un savon et un antiseptique :

Nous savons que le savon est un détergeant donc il n’a que l’action de nettoyer : il décolle la salissure puis l’évacue dans l’eau de rinçage.                                                                                                                                                                                                                                    Par conséquent, il n’inhibe e pas les bactéries lors de son utilisation à l’inverse des antiseptiques ou désinfectants, qui tuent ou ben inactivent les micro-organismes. De ce fait, le savon nettoie la bactérie qui pourra ensuite se repositionner sans crainte d’être tuée.

La pratique du lavage des mains consiste pour faire simple à enlever les saletés, notamment les graisses et la matière organique, d’éventuels produit toxiques, et certains microbes.

Parallèlement au savon, il existe les antiseptiques qui est une substance ayant la propriété de tuer les micro-organismes ou d’inactiver les virus sur les tissus vivants. Il présente une activité antibactérienne et antivirale. La croissance des bactéries sur les tissus de la peau est ainsi faible. Cependant, ce processus varie selon la catégorie de l’antiseptique utilisé.

Ainsi en conclusion, le savon, bien qu’il nettoie les bactéries, es dernières se révèlent résistantes à son action de détergence. En effet, elles peuvent y résister par le biais de multiples moyens à l’instar d’endospores, de gènes de résistance ou encore de structure dite capsulée. L’action du savon est devancée par celle de nombreux produits, tels que les antiseptiques.

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